Stephen Hubbard a été libéré en Russie le 21 octobre 2026 après plus de quatre années de captivité. Cet Américain installé en Ukraine avait été arrêté par des militaires russes à Izioum en avril 2022, puis condamné à six ans et dix mois de colonie pénitentiaire pour mercenariat. Ses proches affirmaient que ses aveux avaient été obtenus sous la contrainte.

Radio Svoboda a rapporté ces éléments le vendredi 23 octobre. Ihor Tchytchko, un ancien prisonnier ukrainien, a déclaré que Hubbard avait été frappé avec des bâtons et des matraques, privé de nourriture, menacé avec des chiens et contraint de ramper dans les couloirs.

Le journaliste ukrainien Dmytro Khiliouk a également évoqué un harcèlement psychologique répété. D’après son récit, les gardiens exploitaient la méconnaissance du russe de Hubbard pour l’obliger à mémoriser l’hymne national et le règlement carcéral, tout en menaçant de sanctionner ses codétenus s’il se trompait.

L’annonce de sa remise en liberté est intervenue pendant une visite à Moscou de Steve Witkoff, émissaire du président américain Donald Trump. Celui-ci a qualifié Vladimir Poutine de « grand humaniste », une formule dénoncée par Khiliouk au regard des traitements présumés infligés à Hubbard.