Mike Pompeo a estimé que les initiatives diplomatiques avec la Russie devaient se poursuivre sans accorder de confiance préalable aux engagements du Kremlin. Selon l'ancien chef de la diplomatie américaine, Vladimir Poutine n'a manifesté aucune volonté réelle de renoncer à la guerre menée contre l'Ukraine.

Radio Free Europe/Radio Liberty le rapporte vendredi 30 octobre. Pompeo a souligné qu'un accord ne pourrait être jugé crédible qu'à travers son application concrète et des mécanismes permettant d'en contrôler le respect.

Il a placé les garanties de sécurité au centre d'un éventuel règlement, davantage que le tracé précis d'une ligne de séparation. Une présence militaire européenne sur le terrain après un accord pourrait, selon lui, renforcer la dissuasion en engageant directement les pays occidentaux.

L'ancien responsable a par ailleurs décrit les liens entre Moscou, Pékin, Téhéran et Pyongyang comme une coopération stratégique touchant aux armements, aux composants électroniques et au renseignement. Il a appelé les États-Unis et l'Europe à maintenir leur soutien à Kyiv tout en développant leurs propres capacités militaires.