Les capitales européennes discutent du profil qui pourrait représenter l’ensemble de l’Union européenne dans d’éventuelles négociations avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges se sont intensifiés après l’entretien du 21 octobre à Saint-Pétersbourg entre le dirigeant russe et l’émissaire américain Steve Witkoff. Radio Svoboda en fait état ce jeudi 22 octobre, en citant Politico.

Selon le président tchèque Petr Pavel, Vladimir Poutine ne considère pas les responsables des institutions européennes comme des interlocuteurs faisant autorité. Il estime que les États membres devraient confier un mandat collectif à une ou plusieurs personnalités, y compris en dehors de la direction actuelle de l’UE ou de l’OTAN.

Le nom du président finlandais Alexander Stubb est avancé en raison de ses liens avec Donald Trump et de la frontière que partage son pays avec la Russie. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et António Costa, président du Conseil européen, sont également cités. Des diplomates insistent pour que l’éventuel émissaire parle au nom des Vingt-Sept et non d’un seul gouvernement.

Petr Pavel a par ailleurs dénoncé l’accord sur des livraisons de diesel russe annoncé le 9 octobre par Donald Trump. Il juge que cet arrangement a desserré la pression économique sur Moscou et reproche aux pays européens leur manque d’unité ainsi que leurs retards dans la fourniture d’armes à l’Ukraine.