L’Ukraine est prête à entamer l’hiver 2026-2027 grâce à des réserves de gaz jugées suffisantes et à des capacités de production électrique et thermique disponibles. L’ancien ministre ukrainien de l’Énergie Ivan Platchkov souligne toutefois que le réseau ne possède plus la même marge de sécurité qu’en 2022, après plusieurs années de destructions.

Radio Svoboda en a fait état mardi 13 octobre. Selon l’ancien ministre, au moins la moitié des infrastructures énergétiques ont été détruites, même si les opérateurs continuent de réparer les installations, de remplacer les équipements et de renforcer la protection de certaines sous-stations.

À Kyiv, le maire Vitali Klitschko a recommandé aux habitants qui disposent d’une solution de repli avec chauffage et eau autonomes d’envisager un départ temporaire. Il a précisé qu’il ne lançait pas d’appel à une évacuation générale, tout en avertissant qu’une paralysie du réseau d’eau pourrait provoquer une crise urbaine de grande ampleur.

Le média d’investigation Schemes dit avoir obtenu un document intercepté présentant un possible plan russe contre une soixantaine de cibles énergétiques et municipales. Des sous-stations utilisées pour importer l’électricité européenne, des barrages hydroélectriques et des infrastructures reliées aux centrales nucléaires y figureraient, avec Kyiv, Kharkiv et Odesa parmi les villes prioritaires. Les autorités russes n’ont pas commenté ces informations.