Christopher Walker alerte sur une guerre menée sur plusieurs fronts
Pour Christopher Walker, la guerre contre l’Ukraine s’accompagne d’une campagne clandestine visant l’ensemble de l’Europe. Il appelle les démocraties à renforcer leur réponse collective et leur soutien à Kyiv.
L’offensive russe en Ukraine ne peut pas être dissociée des opérations de sabotage, d’influence et de désinformation observées en Europe, estime Christopher Walker, vice-président du Center for European Policy Analysis. Radio Liberty en a fait état samedi 24 octobre.
Le chercheur décrit une « guerre de l’ombre » composée de campagnes coordonnées qui évitent généralement l’affrontement militaire direct, tout en pouvant produire des conséquences matérielles. Selon lui, cette méthode permet à Moscou de faire pression sur des adversaires plus puissants à un coût relativement limité.
Walker juge que le pouvoir russe cherche notamment à diviser les alliés transatlantiques et à éroder l’adhésion des opinions publiques européennes à l’aide apportée à l’Ukraine. Il considère que l’Europe résiste jusqu’à présent, mais qu’une succession de réponses ponctuelles ne suffit pas face à une action structurée.
Il préconise le maintien du partage de renseignements avec Kyiv, la poursuite des livraisons d’armes et une meilleure protection des infrastructures informationnelles. À ses yeux, les relations durables entre la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et la Biélorussie imposent aux démocraties une coopération plus étroite dans les domaines politique, économique et sécuritaire.