Le Center for Advanced Defense Studies a recensé plusieurs niveaux de coopération militaire et technologique entre Moscou et Pékin, depuis les fournitures industrielles jusqu’aux échanges scientifiques destinés à former des spécialistes. Radio Svoboda en a fait état jeudi 22 octobre.

Les systèmes sans pilote occupent une place centrale dans cette relation. D’après les données de Scopus reprises par l’étude, 86 articles consacrés aux drones ont été cosignés par des chercheurs affiliés à des établissements russes et chinois entre 2022 et 2026, contre 36 entre 2009 et 2021.

Le rapport cite notamment l’Institut d’aviation de Moscou et l’Université technique Bauman, dont certains chercheurs ont travaillé avec des universités et organismes chinois proches du secteur de la défense. Les projets étudiés portaient sur le pilotage autonome, la navigation, l’intelligence artificielle et les algorithmes permettant à des essaims de drones d’évoluer sans collision.

Selon C4ADS, l’expertise technique et la formation russes conservent un intérêt pour la Chine, même si son industrie militaire a suffisamment progressé pour moins dépendre des modèles russes. Les auteurs précisent toutefois ne disposer d’aucun élément montrant que les travaux scientifiques cités ont été employés dans des armements des deux pays.